ÉDITORIAL DE L'AUTEUR 01/05/2002
DÉFI À L’UNION EUROPÉENNE (2)


Un autre monde est possible

Conférence de Monterrey
Fonds Européen de Développement

Conférence de Monterrey

Il y a bien peu de choses à commenter, car la conférence a été un forum d’exhibitions personnelles, de rhétoriques calculées, de fanfaronnade, d’absence de réalités et de nombreuses promesses. Le seul véritable résultat de la réunion des Chefs d’États et de Gouvernements est leur souhait de continuer à faire l’aumône, avec quelques augmentations pour faire taire les pauvres. Ces Conférences sèment l’espoir mais ne récoltent que le désenchantement, la douleur et la haine. La seule décision concrète concerne la poursuite du travail avec un agenda rempli de réunions dont l’objectif est de trouver des formules de financement destinées à développer les pays pauvres.

Fonds Européen de Développement.

Ce Fonds est une suggestion aux douze pays comprenant la Pologne, la Roumanie, la Slovaquie, la Bulgarie, la Tchéquie, la Hongrie, la Slovénie, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, Chypre et Malte, afin que dans un court délai, ils puissent s’intégrer à l’UE, en réponse au commentaire de presse suivant, fait durant le Conseil de Barcelone.

“Nous envisageons la possibilité que, dans les prochaines mois, le calendrier de l’élargissement de l’Europe vers l’Est puisse échouer.”

Certains indices vont dans le sens de ce pronostic. Je pense que les douze pays ne devraient pas attendre l’ouverture des portes de l’UE pour relancer leurs économies et réduire le chômage, mais plutôt travailler dès à présent conjointement pour exécuter le projet de logements que je décris sur ce site. La solidarité dans des objectifs communs par le biais du travail, par opposition à l’affrontement dissimulé des intérêts nationaux dans l’organisation des Quinze.
Qu’ils s’intègrent à une Europe en formant un seul bloc, oui, mais qu’ils n’attendent pas patiemment durant des années, immobiles, pour faire partie de cette intégration, sachant qu’ils peuvent prendre l’initiative d’exécuter le projet de construction massive de logements autofinancés, facilitant ainsi leur intégration à l’Union Européenne.

Défi à l’Union Européenne est le sous-titre de La Troisième voie, ouvrage publié début 99 et proposant un projet de construction de logements avec un coût zéro et une importante création d’emplois. Il démontrait, tout comme je le fais sur ce site, grâce à des calculs de mathématique financière, que la seule façon de générer des ressources économiques estimées à des milliards d’euros, sans endettement, était d’envisager un programme de construction de logements pour couvrir tous les besoins en habitat. Les ressources disponibles seraient destinées à des prestations sociales, à des investissements dans les infrastructures, à la recherche et au développement, mais aussi à la création d’entreprises mixtes capital-travail (se fondant sur le Contrat de Société décrit auparavant) afin d’exécuter de grands projets, et au financement des PME comme entreprises de type moyen.

L’Union Européenne configurait l’Agenda 2000 avec le calendrier de l’intégration des pays européens du Centre et de l’Est qui l’avaient demandé. Dans mon livre, j’insinuais qu’une partie des ressources générées par mon projet pourraient être destinées à faciliter l’incorporation de ces pays en couvrant une part des coûts qui devaient être inclus dans le budget communautaire. Ma suggestion était ainsi formulée :

“AGENDA 2000. Dans la prochaine réunion des représentants des États membres, des tensions peuvent s’exprimer entre les pays qui considèrent que leur participation au Budget commun est excessive et ceux qui ne veulent pas voir diminuer les aides qu’ils reçoivent de l’UE. “La Troisième Voie” suggère d’utiliser une partie des réserves générées par les programmes nationaux de construction de logements afin de modérer et de satisfaire ces deux positions. Ces programmes de logements pourraient également fournir des ressources pour préparer la voie aux pays qui ont sollicité leur intégration à l’UE, et peuvent même faire partie du Macro-Projet.” (Je me référais à la construction massive de logements)

Ma suggestion invitait tacitement les États demandeurs à changer leur attitude passive d’attente en une attitude de collaboration active et à entrer dans l’Union avec moins de dépendance. Il y a de cela trois ans, et les pays attendent toujours, en s’adaptant aux exigences de Maastricht, subordonnés aux raisons particulières des pays membres. Les tensions, la méfiance et les doutes persistent. À un degré plus élevé ou moindre, je ne saurais le dire. Mais ce que je sais c’est que lors du récent Conseil de Barcelone, des concepts et des commentaires qui doivent être pris en compte ont affleuré. Je copie les citations suivantes des médias concernant la question :

“ Les pays candidats craignent que l’Union Européenne se méfie de l’entrée d’un groupe de pays plus pauvres que la moyenne européenne actuelle, ce qui peut rendre le processus plus difficile. Si les candidats d’Europe centrale et d’Europe de l’Est entraient tous ensemble, le territoire communautaire augmenterait de 34 pour cent, pour atteindre 500 millions, mais le PIB communautaire n’augmenterait que de 5 pour cent, et le revenu par habitant chuterait de 16 pour cent. Lorsque l’Espagne et le Portugal sont entrés dans l’UE, la moyenne du revenu européen a baissé de 6 pour cent.”

“L’élargissement peut exporter de la stabilité, mais il peut aussi importer de l’instabilité.”

“Le Gouvernement allemand a mis en garde contre le grand débat que l’UE a devant elle sur la réforme de son fonctionnement interne, mais aussi contre la politique d’aides agricoles et les fonds de cohésion. Berlin a annoncé de la fermeté dans la défense de ses intérêts nationaux. Un grand débat aura lieu dans les prochaines années pour réformer la politique agricole, ainsi que les fonds de cohésion pour les adapter aux besoins de l’élargissement et pour couvrir les frais. L’incorporation de nouveaux membres va exiger un transfert progressif de fonds vers ceux-ci et, en même temps, la diminution, voire la suppression, d’aides à des pays qui les reçoivent actuellement.”
“Le Gouvernement allemand paraît décidé à faire valoir ses intérêts nationaux, sans hésitations. Il a admis (le chancelier) que les plans financiers convenus dans l’Agenda 2000 sont valides jusqu’à 2006, mais il a clairement déclaré que la philosophie devrait changer.”

Les citations antérieures suggèrent les conclusions suivantes :

1. L’intégration des 12 pays candidats à l’UE peut se produire à long terme.

2. En l’an 2000, les budgets communautaires ont été approuvés jusqu’en 2006, établissant le montant des fonds de cohésion, point névralgique d’équilibre dans la participation des États membres. L’entrée de 12 nouveaux pays entraînera la redistribution dudit équilibre pour la période suivante, c’est-à-dire qu’il est probable que l’élargissement commence à partir de 2006. Cela signifie quatre ans d’attente supplémentaires avec peu d’espoir d’une entrée conjointe.

3. Le Traité de Maastricht a fixé cinq critères de convergence pour tout pays souhaitant faire partie de l’Union Européenne en ce qui concerne l’inflation, les taux d’intérêt, la stabilité monétaire, le déficit public et la dette publique. Le taux moyen d’inflation parmi les 10 pays candidats est de 5,9 pour cent. Pour ce qui est des deux pays restants, l’un a un taux d’inflation exorbitant et celui de l’autre est de 3,4 pour cent.

4. Le taux de chômage est supérieur à dix dans 6 pays, 18 étant le maximum et 13 le minimum. Dans les 6 autres pays, le chômage oscille entre 8,8 et 3,4 pour cent.

Avec ce profil, les économies des Douze sont loin de respecter les exigences de convergence. Tandis qu’ils attendent l’opportunité de rentrer dans l’UE comme membres de plein droit, ils doivent procéder à des changements internes et appliquer des thérapies économiques de choc. Une thérapie de choc assumée collectivement pourrait-elle être appliquée ? Je pense que oui, à condition que les 12 pays forment une association temporaire pour appliquer une nouvelle économie dans un secteur déterminé, dépourvu d’intérêts politiques et développé dans chaque pays en fonction de ses besoins. L’objectif ultime serait d’obtenir leur intégration à l’Union Européenne en bloc, du fait de leur mérites propres, libérés de leur étiquette de pays pauvres.

Sur ce site (page 15), au sujet de l’UE, j’écris : “Nous ne pouvons pas non plus dire qu’elle forme un corps économique unique, car elle est la somme d’ensembles économiques hétérogènes. La cohésion européenne doit être recherchée dans la formation d’un bloc économique singulier, qui ne peut être une figure générale formée par l’industrie, l’agriculture et la pêche ou par des produits économiques propres à des aires géographiques particulières, car cela trahit les différences nationales exclusives. Cela doit être un composé sectoriel particulier, nouvellement créé, d’un élan commun, dans une branche de biens d’utilité générale, souhaités, de longue durée, revalorisés et transmissibles.”

“Je considère que cette branche sectorielle doit être l’industrie de la construction de logements autofinancés.”

Il est évident que les 12 pays candidats ne constituent pas non plus une unité économique, mais il est également certain que pour améliorer la situation économique de leurs citoyens respectifs, ils peuvent convenir de cette unité et consacrer tous leurs efforts à un secteur qui remplisse les conditions signalées dans les deux paragraphes antérieurs. Ils peuvent parfaitement constituer une Association de Nations temporaire et créer un Fonds Européen de Développement dont la fonction principale serait de construire tous les logements nécessaires au groupe de12 pays, en partageant le travail et l’autofinancement. Rentrer dans l’UE serait l’objectif constant et leur initiative serait une condition nécessaire à son développement tant que leur intégration à l’Union Européenne ne serait pas effective. Je n’ai aucun doute sur le fait que leur expérience se convertirait en un modèle et un exemple incitant les 15 pays qui constituent l’UE actuelle à adopter également le projet, à l’unanimité ou du fait des pays convaincus uniquement.

La question est de savoir si nous parlons d’un projet réel ou d’un mirage. On affirme que les mathématiques sont le fondement de la vie. Je ne sais s’il en est ainsi, mais j’ai l’absolue certitude que la viabilité de ce Fonds Européen de Développement que je propose aux 12 pays qui formeraient l’Association de Nations n’est pas une possibilité mais une réalité confortée par les mathématiques. Il ne dépend pas de moi que l’on accepte ou non ce projet, mais il ne pourra jamais être qualifié d’utopie. Le meilleur jury sera constitué par les 12 pays auxquels j’expose et je détaille le projet, tout comme je l’ai fait au sommet de l’UE. La différence d’appréciation entre les deux groupes ne reposera que sur la réceptivité. Il y a un gouffre entre celle des pays qui sont à l’abri du besoin et celle des pays qui, d’emblée, sont considérés comme des pays pauvres.

La proposition est claire : construire tous les logements nécessaires, autofinancés, avec des résultats initiaux de création massive de postes de travail, de génération de ressources sans endettement, destinées à l’éducation, aux prestations sociales et, de préférence, aux aides familiales.

Le projet n’est pas circonstanciel ni ne constitue un plan d’urgence pour venir à bout de situations passagères. Ce n’est pas un projet d’opportunisme politique mais un projet économique pour établir une nouvelle économie fondée sur le travail et la protection sociale. Il ne s’agit pas de spéculer avec des arguments ou des hypothèses aléatoires comme pour une loterie. Le projet se base sur une proportionnalité réelle. Si l’on part de zéro, le résultat sera zéro, et si l’on part de un, le résultat sera celui qui correspond à un en réserves ordinaires, réserves financières et en excédent. Si l’on part de 100, les résultats seront dans la même proportion. Nous devons partir avec des nombres positifs, c’est-à-dire construire des logements avec une demande préalable. Nous n’offrirons jamais de logements construits, car cela briserait le schéma financier qui a été conçu. Lorsque, dans l’exemple présenté sur le site, je commente les résultats obtenus avec un programme de construction de 500 logements, je suppose un nombre égal de demandes fermes. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons planifier l’émission d’obligations en coordination avec des données sûres.

En suivant ce schéma, je vais présenter les ressources en espèces que les Douze peuvent obtenir pour le développement de leur économie. Je conseille au lecteur de se reporter au site Internet pour étudier, étape par étape, l’obtention des résultats. Ici, je ne ferai que répéter les conditions de base du programme et les résultats finaux. Auparavant, je dois préciser deux choses :

1. Les 12 pays regroupés constituent une population supérieure à 100 millions d’habitants.

2. Dans cette étude préalable, je partirai de l’hypothèse de la construction de 5 millions d’unités entre les Douze, réparties en fonction des besoins de leur population respective. Il est superflu de critiquer le nombre pris comme hypothèse, en le taxant de trop élevé ou de trop faible, car je rappelle que le programme démarre avec le nombre strict de logements ayant fait l’objet d’une promesse d’achat. Les délais pour le paiement sont longs et les intérêts favorables, avec des avantages supplémentaires.

Pour que les Douze exécutent le projet, il n’existe aucune condition politique ni économique, car elles sont superflues. Il n’y aura pas non plus de négociations entre eux car il n’y a rien à négocier. Il sera suffisant de souscrire les accords de coordination du travail collectif. Chaque pays construira les logements dont il aura besoin et, en fonction de ce besoin, projettera ses plans de travail sur son territoire, en administrant ses propres ressources générées par les Douze dans une activité de coopération commune. L’union se concrétisera dans l’exécution d’un programme collectif mais individualisé, pour qu’il ait une plus grande crédibilité. La responsabilité sera collective devant les engagements acquis par l’émission des obligations et garantis par le travail des 12 pays.

Les paramètres fondamentaux utilisés dans la construction et la vente des logements sont les suivants :

Construction lancée par les États. Le bénéfice industriel dans la construction de logements est estimé entre 30 et 40 pour cent par rapport au coût du terrain et de la construction. De ce bénéfice, l’État recevra 12 %, calculés sur le prix de vente. La perte du bénéfice pour les entreprises de construction est largement compensée par l’augmentation du nombre de contrats et par la quasi suppression des frais financiers étant donné que l’État paiera sans délai, sur présentation des certificats d’ouvrage fini.

Prix de vente en fonction des prix du marché. Il est calculé à 1 200 euros le m2, pour des logements de 100 m2. Il est également possible de construire des unités de 80 et 60 m2. Ainsi, le prix de revient sera celui de vente moins 12 %, équivalant à 1 056 euros. Ces prix varieraient selon les pays, les zones et les conditions des marchés.

Condition d’acquisition : paiement initial de 15 % et le reste à payer sur 30 ans avec des intérêts hypothécaires de 6,75 % invariables. Ces intérêts comprennent la prime d’une assurance décès pour le titulaire et certaines aides familiales par nombre d’enfants.

Reportez-vous au site pour vérifier les calculs.

La séquence financière que j’adopte est la suivante :

1. Déterminer le nombre de promesses d’achat signées. Il correspondra au nombre de logements à construire.

2. Calculer le montant des versements trimestriels effectués par les acheteurs.

3. Calculer exactement le nombre d’obligations devant être émises, à 7 % d’intérêt, et dont l’amortissement trimestriel coïncide avec les versements des acheteurs des logements. De cette façon, les obligations acquises par l’émission d’obligations seront payées grâce à ce qui est perçu. Le montant net de l’émission est employé à la construction des logements, l’excédent restant étant pour l’État, à sa libre disposition, comme Réserves ordinaires, ce qui, traduit en chiffres, reviendrait à ce qui suit :
Milliards d’euros

Valeur de vente des 5 millions de logements 600
Quotes-parts initiales, 15 % 90
Financement sur 30 ans, à 6,75% 510

Emission nécessaire d’obligations à 30 ans, à 7% 497,206

Paiements aux constructeurs, bénéfices inclus 528

Ressources nécessaires pour la construction
Paiements aux constructeurs 528
Plus 2% sur les ventes, pour administration 12
Moins recouvrements pour quotes-parts initiales 90
Total investi 450

Revenus pour émission d’obligations 497,206
Dépenses pour la construction 450
Réserves ordinaires dans la construction de
5 millions de logements avec un coût zéro pour
les 12 États. 47 206 euros

soit par logement 9 941 euros

Harmonisation fiscale

La politique fiscale veut que l’on grève les intérêts comme des revenus du capital. Le taux d’imposition varie selon les différents pays, et un beau jour, l’Union Européenne décidera l’harmonisation en fixant un taux unique pour la zone euro.
Les obligations émises durant la phase de construction rapporteront 7 % d’intérêts annuels, auxquels seront appliquées les retenues pour imposition. Si les émissions d’obligations provenaient de l’UE, le taux d’imposition exigerait un accord préalable entre les États membres, chaque pays appliquant son propre taux d’imposition. En Espagne, il est de 18 %. Dans l’Union théorique des Douze, le problème ne se pose pas car ce sont des obligations ayant des caractéristiques spéciales à leur origine et à leur destination et, par conséquent, qui impliquent dès le début une autonomie dans la fixation du taux de retenue. Un taux de 12 % est adéquat pour permettre aux investissements dans les obligations de rapporter un taux net de 6,16 %.
C’est un rendement théorique minimum. Ce projet prétend faire en sorte que les investissements dans les obligations soient rentables et sûrs, sans variations jusqu’à leur amortissement. Les obligations seront émises avec des paiements trimestriels d’intérêts et un amortissement au bout de 30 ans avec prime de 50 % exonérée d’impôts, ce qui signifie une hausse de la valeur nominale des obligations de 1,66 % par an.
Conditions stables, inaltérables et inédites sur le marché des valeurs.


Réserves financières.

Rien qu’avec les Réserves ordinaires, nous aurons utilisé un système qui permet de construire des logements sans aucun investissement et qui produit un bénéfice de 9 941 euros par unité. Il serait impardonnable de gâcher le potentiel de génération de ressources gratuites que nous avons entre les mains. Il serait impardonnable et même absurde de refuser un outil économique capable de créer et de distribuer des richesse à partir de programmes de logements avec une offre de postes de travail. Si toute la bureaucratie de l’Union Européenne n’a pas su apprécier ce que j’ai exposé dans La Troisième Voie, j’espère que les 12 pays candidats seront plus réceptifs.

Pour vérifier les chiffres qui suivent, il faut se reporter au site Internet et multiplier par 10 000 les résultats indiqués dans Réserves ordinaires, Réserves financières et Excédent . Il s’agit sur le site de 500 logements, et ici de 5 millions.

Les réserves ordinaires sont obtenues grâce à la construction de 5 millions de logements qui nécessitent l’émission d’obligations pour une valeur de 497 206 millions d’euros

Les chiffres à considérer sont les suivants :
Milliards d’euros

Obligations émises à 7 %. Validité de 30 ans 497,206
Intérêts versés en 120 trimestres 1 044,133
Retenue de 12 % 125,296
Retenue de 12 % par trimestre 1,044

Il convient de rappeler le contenu du site Internet. Les impôts qui grèvent les intérêts ne doivent pas être considérés comme des revenus normaux et ne doivent pas être intégrés aux budgets pour les raisons exposées. Durant 30 ans, chaque pays aura des revenus trimestriels provenant de l’émission d’obligations pour construire les logements. Ce sont des revenus nets et disponibles. Nous allons leur donner une destination concrète en les considérant comme une quote-part d’amortissement d’une nouvelle émission d’obligations. Le calcul de la valeur nominale de cette deuxième émission nous fait arriver au chiffre de 52,224 milliards d’euros.

Contrairement à la première émission de 497,206 milliards d’euros destinés à la construction, ces 52,224 milliards sont disponibles pour des projets nationaux. Ils ne constituent aucune dette directe car ils seront payés grâce aux retenues pour impôts sur les intérêts de la première émission qui, à son tour, sera périodiquement payée par les acheteurs de logements. Par le même procédé, nous obtenons une troisième émission pour une valeur de 5,485 milliards prêts à être investis. En regroupant les deuxième et troisième émissions, nous pourrons disposer d’un total de revenus égal à 52,224 + 5,485 = 57,709 milliards d’euros comme Réserves financières, qui équivalent à 11 542 euros par logement construit.

Excédent

Sur le site Internet, j’explique en quoi il consiste, comment il est investi et comment il est capitalisé. Des deux parties qui forment la quote-part d’amortissement trimestriel des obligations – intérêts et remboursement partiel de capital – nous ne déboursons que les intérêts et gardons la partie de l’amortissement de capital, ce qui nous permet de disposer d’un excédent (revenu) lors de chacune des trois émissions d’obligations. Ainsi :

Excédent trimestriel en milliards d’euros
Émissions
Première 1,2396
Deuxième 0,1302 Troisième 0,0136
Total 1,3834

C’est-à-dire que chaque logement génère 276,6 euros par trimestre en concept d’excédent, destinés à des investissements capitalisables pour multiplier le nominal des obligations émises.

Résumé :
Construction de 5 millions de logements avec un COÛT ZÉRO
Génération de ressources sans endettement. Milliards d’euros
Réserves ordinaires 47,206
Réserves financières 57,709
Excédent trimestriel 1,383
Excédent en 120 trimestres 165,960

Deux questions se posent : « Que pouvons-nous faire avec autant d’argent ? » et « Est-il possible d’obtenir autant d’argent ? »

La réponse à la première est : couvrir les besoins en logement, s’attaquer au chômage. Avoir du travail stimule la consommation et l’activité économique. Les prestations sociales peuvent être améliorées et l’on peut activer un solide plan de pensions. Dans la création de nouvelles entreprises, il est possible de lancer le Contrat de Société que j’ai décrit pour que les travailleurs soient copropriétaires de 50 %. Destiner un pourcentage de 2 à 5 pour cent aux pays en développement. Faire des investissements dans les infrastructures. Affecter des fonds à la recherche.
Pour la deuxième question, outre le critère exprimé concernant la rentabilité et la sécurité des Fonds à émettre, j’examine l’information des marchés de valeurs publiée à Barcelone le 11 avril 2002 sur les Fonds d’investissement, nationaux et étrangers, et je constate ce qui suit :

Fonds nationaux 706
Rendements :
Négatifs 475
Moins de 1 % 156
De 1 à 4 % 39
De 4 à 7 % 15
Supérieurs à 7 % 21
Fonds étrangers 44
Rendements
Négatifs 18
Moins de 1 % 7
De 1 à 4 % 11
De 4 à 7 % 3
Supérieurs à 7 % 5

À combien de billions s’élèveront les dépôts dans ces 750 fonds d’investissements espagnols ?

Sur le site “Bienvenus à la Troisième Voie” que j’ai publié en 1996 (vous pouvez le trouver avec le moteur de recherche Google en saisissant Site Montaner), j’ai retranscrit l’information indiquant que les 20 premiers fonds d’investissement dépassaient les 20 billions de pesetas (120 milliards d’euros) et que les dépôts d’épargne dans les 30 premières caisses d’épargne atteignaient 31 billions de pesetas (190 milliards d’euros), sans compter les banques. Rien qu’en Espagne, sans pêcher par optimisme, les conditions de sécurité et de rentabilité pour couvrir les émissions d’obligations en vue de construire des logements sont réunies. Dans le cas contraire, nous pourrons au minimum construire des logements avec un coût zéro et disposer des réserves ordinaires. Une autre question : à combien peut s’élever l’épargne des Douze déposée dans les fonds d’investissement, dans les caisses et les banques ?
Outre le fait que les Douze pays candidats puissent accepter mon projet de construction de logements autofinancés, j’expliquerai comment produire des ressources supplémentaires, toujours sans endettement, afin de construire des logements en régime de location accessible avec remise de documents de propriété au bout de 15 ans, ceci étant destiné aux couches de population économiquement faibles.

Concernant la canalisation financière des Douze lors de l’exécution de ce projet, je cite un autre commentaire fait au Conseil Européen de Barcelone :

“Les Quinze décident de repousser à 2004 la création d’une Banque Euroméditerranéenne. Jusque-là, les aides au rivage sud de la Méditerranée seront canalisées par une ligne de crédit de la BEI” (Banque Européenne d’Investissements).

Il est logique que les Douze, n’étant soumis à aucun délai, ni à des consensus préalables, procèdent immédiatement à la création de la Banque de l’Europe du Centre et de l’Est afin de canaliser les opérations financières et de mettre en marche ce projet de logements et d’émissions d’obligations. Les droits de chaque pays seront prédéterminés.

Les Douze pourraient donner une leçon de solidarité en atteignant des objectifs communs par le biais du travail, par opposition à l’affrontement dissimulé des intérêts nationaux. Un seul objectif commun existera : travailler pour obtenir et consolider des résultats économiques car les intérêts politiques ont disparu. Les valeurs du travail se révèleront être au-dessus de la politique passive et édulcorée.

Pour finir, je rappellerai la citation suivante dans les médias durant le Conseil de Barcelone :

“Turquie et Russie, questions à résoudre. L’élargissement fera que l’Union Européenne ait des frontières communes avec des régions instables. L’exclusion de la Turquie et de la Russie oblige les pays communautaires à regarder au-delà de leurs frontières.”

Les paragraphes qui précèdent ne peuvent-ils pas être une motivation pour que la Russie et la Turquie adhèrent au projet de construction de logements avec un COÛT ZÉRO ? Les deux Nations, comme celles du monde entier, peuvent exécuter le projet pour leur compte.

Les gens qui sont d’accord avec ce projet peuvent aider à le faire connaître en recommandant le site “globalizarlavivienda.org”. Mais ces efforts et les lettres d’encouragement que je reçois sont insuffisants et n’ont aucun résultat. Cette deuxième partie du Défi à l’Union Européenne est consacrée aux 12 pays candidats. Je suggère d’aider les Douze à connaître cette partie du site. Cela pourrait se faire directement en informant les gouvernements, les ambassades et les consulats ainsi que les moyens de communication. L’idéal serait qu’un ou plusieurs médias ou ONG sponsorisent la diffusion de ce projet qui peut apporter tant d’avantages aux États qui l’adoptent et à cette communauté internationale privée de l’assistance la plus élémentaire. L’important est d’exécuter le projet car, avec un COÛT ZÉRO, il créé une grande quantité de postes de travail et génère d’importantes ressources sans endettement.

Ceci est un appel d’urgence lancé à la conscience globale pour combattre la pauvreté et sauver des millions d’êtres humains de la mort causée par la faim et l’abandon. Cela ne coûte rien. Il suffit que les pays organisent le travail, sans même avoir à le payer.

Francisco Montaner


Globaliser le logement à un coût nul